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Historique

Paris 1895 : Les débuts du cinéma

La première projection d’un film avec le cinématographe Lumières a eu lieu, à Paris, en 1895. Auguste et Louis LUMIERE, plus connus sous le nom des "Frères Lumière", ont récemment obtenu un brevet pour leur invention et souhaitent désormais faire découvrir leurs images animées au public.

Faites un saut dans le temps, en regardant le film projeté en 1895 et écoutant le témoignage de ceux qui ont assisté à ces premières projections, grâce au lien ci dessous :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/le-premier-cinema-en-1895-ils-y-etaient-9454300

Mais la province n’est pas Paris et il faudra encore attendre quelques années, pour que le cinéma fasse son apparition à Guémené Penfao.

14 -18 : des Poilus à Guémené Penfao

Voici que résonne l’écho de la Grande Guerre à Guémené Penfao. Grâce à la ligne de train Nantes Rennes, la commune est en mesure d’accueillir des soldats blessés en provenance du front. Les fidèles de la paroisse suggèrent au préfet d’utiliser la salle du patronage, aménagée pour accueillir jusqu’à 25 soldats blessés ou en convalescence, au grand dam du maire de Guémené, Alphonse SIMON (le fils de Fidèle Simon), qui n’en a pas été informé en amont. Considérant que la salle de patronage est « insalubre », il propose de mettre à disposition des services sanitaires préfectoraux, une salle, à l’école des filles, pour y recevoir les Poilus .

1923  : Création de l'association l'étendard

La mission de l'association « l'Étendard » était de coordonner les activités patronales, notamment la gymnastique et la fanfare. La salle du patronage est également utilisée comme espace pour des représentations théâtrales et des projections de films. À cette époque, les films étaient encore muets, parfois, commentés par les prêtres qui les projetaient, car bon nombre de salles de cinéma étaient l’affaire des paroisses. Guémené n’échappe pas à la règle, même si, d’après les archives de la préfecture de Loire-Atlantique, une salle de cinéma municipale projetait un ou deux films par an, en 1931 .
Mais bientôt, le cinéma guémenéen va connaître une révolution.

1934 : du son à la salle « Saint Michel »

« L’inauguration du nouvel appareil de cinéma sonore et parlant 100 % », à la salle Saint-Michel, fait l’objet d’un article à la une du bulletin paroissial du 16 septembre 1934.

En effet, le film « Dactylo » est projeté le 23 septembre 1934, dans une version avec du son et des dialogues. Ce film de Wilhem Tiele, cinéaste austro américain, nous relate une histoire d’amour entre une secrétaire et son patron.

1995 : La salle « Saint Michel » devient le « cinéma L’Odéon »

En 1995, la salle « Le Saint Michel » change de nom pour devenir le Cinéma L’Odéon. Toutefois, la gestion demeure toujours du ressort des bénévoles de l’association « L’Étendard ».
Les avancées technologiques ont permis d’améliorer les équipements de projection. Le cinéma L’Odéon a suivi l’évolution et s’est équipé en conséquence. Aujourd’hui, 100 % des films sont projetés en version numérique. Ce procédé a l’avantage d’offrir une image numérisée plus nette. La lecture, par des serveurs, permet également la diffusion de films en 3D. Par ailleurs, depuis octobre 2014, le cinéma L’Odéon est équipé d’une caisse numérique.

Une vingtaine de bénévoles occupent les rôles d’opérateur.rice.s et d’hôte.sse.s de caisse, à tour de rôle, pour assurer le bon fonctionnement du cinéma chaque semaine. D’autre part, la secrétaire de l’association gère la programmation des films et les membres du bureau sont chargés des formalités administratives. Un service de permanence s’ajoute à l’ensemble, assurant la liaison avec la centrale de diffusion des films via Internet.

Si vous souhaitez partager avec nous, des images, des anecdotes, etc., concernant l’histoire du cinéma L’Odéon, faites-nous-en part en nous envoyant un message  sur la page contact.

Sources : Archives départementales de Loire-Atlantique et Archives diocésaines de Nantes